Récemment, une publicité à RDI m’a mise dans tous mes états. Je vous rassure tout de suite, il ne s’agit pas d’une annonce de glucosamine malgré ma quarantaine fraîchement atteinte. Non. La source de mon émoi est une publicité tout ce qu’il y a de plus banale, qui vantait la sortie en DVD d’une série d’animation. Mais, attention, pas n’importe quelle série d’animation, une série d’animation de mon enfance, que j’avais complètement oubliée et qui est remontée à ma mémoire d’une manière fulgurante dès que j’en ai entendu parler. Bizarre, j’ignorais complètement le titre et les origines de cette série tellement le souvenir remontait à loin, pourtant, elle était l’une de mes préférées à l’époque, et en redécouvrir l’existence, par le biais de cette publicité, a rempli de joie mon cœur d’enfant (je sais, je fais dans le cucul quand je veux). Il s’agit, ai-je donc appris, de La linea, une série italienne dessinée par Osvaldo Cavandoli. Quelques clics de souris plus tard, j’avais également découvert que la série et son dessinateur sont célèbres dans le monde entier et que celle-ci est un classique de l'animation. J’imagine donc que vous allez vous empresser de me dire que j’étais bien la seule à avoir quelque peu mis en oubli ce dessin animé, mais, comme je ne suis pas rancunière, je partage quand même avec vous l’un des épisodes que j’ai pu trouver sur la Toile en attendant de me procurer le DVD.
11 mai 2008
La ligne
8 mai 2008
Paroles de profs
— Je corrige, donc je ne suis pas.
— Prof qui corrige n’amasse pas mousse.
— Une copie vaut mieux que deux tu l’auras (quand même).
— À chaque jour suffit sa pile.
— Qui a corrigé corrigera.
C'est nono, mais ça me fait rigoler.
On se défoule comme on peut!
Vous en auriez d'autres???
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Les suggestions reçues dans les commentaires sont trop drôles ; je les ajoute à la suite des miennes.
Contribution de Sylvain
— Pourquoi corriger aujourd'hui ce qu'on peut corriger demain.
— Il n'est pas de plus grand calvaire que de corriger les copies de tous ces "amis"... (Ouais, OK, j'ai tiré un peu les cheveux qui restent ;-))
Contribution de l'ExIvrogne
— Une correctrice ne fait pas le printemps...
— La correction fait le larron.
— Qui trop corrige peu étreint.
— Qui aime bien châtie bien. (une soeur me le disait à l'école...)
Contribution de Catherine
— Avoir la main plein de stylos rouges.
— L'avenir appartient à ceux qui corrigent tôt.
— Il ne faut pas vendre la peau de l'étudiant avant d'avoir corrigé.
— La correction ne fait pas le bonheur.
— Chassez la correction, elle revient au galop.
— Tous les chemins mènent à la correction.
— On n'apprend pas à un vieux prof à faire la grimace devant la correction (un peu poussé celle-la.. je l'accorde).
Contribution de Safwan
— Après la correction, le beau temps!
Contribution d’En saignant
— Faute trouvée est à moitié corrigée.
— Vingt sur cent, tout fout le camp
— Donne à manger à un chaton, il va venir chier sur ta correction.
Contribution de Dobby
— Le crayon ne fait pas la correction.
— Vivre de correction et d'eau fraîche.
— Correction du matin, chagrin; correction du midi, souci; correction du soir, espoir!
— Il faut corriger pour vivre, et non vivre pour corriger!
— Grosse correction, ptite cervelle!
— Entre deux mots, il faut choisir le moindre.
— C'est dans la correction qu'on connaît ses amis.
— La correction est d'or.
— La correction ne tombe jamais loin de la faute.
— À chacun son crayon et les fautes seront bien gardées!
— L'appétit vient en corrigeant. (je remplacerais l'appétit par l'écoeurement)
— La dernière faute fait déborder le correcteur.
— À chaque correction suffit sa peine.
Deuxième contribution de Catherine (particulièrement inspirée!)
— La correction ne pousse pas dans les arbres.
— La nuit, tous les correcteurs sont endormis.
— La correction n’a pas d’odeur.
— Avoir les yeux plus gros que le tas de correction.
— Courir deux copies à la fois.
— Il n’y a pas de correction sans épines.
— S’entendre comme deux correcteurs en foire.
— Qui part à la correction perd sa place.
— Quand la correction n’est pas là, les enseignants dansent.
Contribution de missmath
— À chaque jour suffit sa flemme.
— Abondance de «biens» ne nuit pas.
— Corrigera bien qui corrigera le dernier.
— En maths, les bons comptes font les bonnes copies.
— La fin justifie les moyennes.
N’hésitez pas si vous en avez d’autres, je les ajouterai!
5 mai 2008
À livre que veux-tu
Dans mon billet précèdent, je relatais la discussion que j’ai eue dans un de mes groupes, où un étudiant m’a demandé si les livres tels qu’on les connaît vont disparaître à cause des nouvelles technologies et de nos préoccupations environnementales, ce qui a fait réagir les amoureux des livres qui lisent ce blogue. Mes propos, dictés par le contexte du cours et par le fait que des changements importants sont déjà en train de se passer dans le monde de l’édition, ont peut-être laissé croire que j’ai abdiqué et que je sonnais le glas du livre tel qu'on le connaît, mais ce n’est pas le cas, je vous rassure. J’aime profondément cet objet d’encre et de papier qu’on appelle livre. Je ne souhaite rien moins que sa disparition. D’ailleurs, je prends toujours du temps, en classe, quel que soit le cours que je donne, pour parler du plaisir de la lecture et du rituel auquel il donne lieu, qui comprend, entre autres, l’appréciation de l’objet-livre en lui-même. C’est que, comme la plupart de mes collègues enseignants de français de tous les niveaux, je suis un peu idéaliste et j’ai à coeur de transmettre le plaisir du livre et de la lecture à mes étudiants. Rien ne me réjouit plus que d’y arriver. Mais si certains élèves sont tout à fait réceptifs à la beauté du livre, tout comme à celle de la littérature, d’autres ne le sont d’aucune manière, et ne le seront jamais de leur vie, même si on les met en contact avec les plus grands auteurs qui soient. Il y en a que le sujet n'intéressera jamais, tout simplement, tout comme parler de sport ne m'enflammera jamais.
Cela dit, cher alcolo, c’est drôle que vous parliez de Jacques Poulin dans votre commentaire à ce même billet. Vous devez avoir des antennes puisque Poulin est un écrivain dont les œuvres figurent très souvent au programme dans mes cours et pour qui j’ai la plus grande admiration. C’est probablement mon auteur québécois préféré aussi. Même que c’est en grande partie grâce à lui que j’ai choisi les études littéraires. Je dois remercier pour cela un de mes professeurs de français au cégep (tiens, tiens…) de Jonquière, qui me l’a fait lire. Cette session-là, il m’a fait connaître les trois Jacques —Ferron, Godbout, Poulin—, ainsi que Réjean Ducharme et Anne Hébert. Dès lors, j’étais cuite à l’os, irréversiblement vouée aux lettres pour la vie alors que je terminais pourtant, cette même année, un dec en techniques d’éducation spécialisée. À partir de ce moment, ce serait la littérature avant toute chose…
Et puisque le sujet de ce billet s’y prête parfaitement, je termine en vous invitant, si cela n’est pas déjà fait, à visiter le nouveau portail du livre québécois qui vient d’être lancé. On peut s’y procurer en ligne les livres des éditeurs québécois (en encourageant le réseau des Librairies indépendantes du Québec, ce qui me ravit) et on y trouve également de l’information sur la littérature et les auteurs d’ici. Vraiment, on ne peut que se réjouir d’avoir maintenant un tel outil à notre disposition.
Longue vie à www.livresquebecois.com!
1 mai 2008
De l’avenir du livre et du cosmos
La question est arrivée innocemment, hors propos avec le contenu du cours à ce moment-là. Notez que je me doutais depuis un bout de temps que je me la ferais poser, en classe, sous une forme ou sous une autre.
BOUCLÉ BLOND AUX JOUES ROSES (appelons-le BB) lève la main
Madame, j’ai lu que’que part que la littérature est su’ le bord de disparaître avec Internet pis tout ça.
Qu’est-ce que vous en pensez?
MOI, qui aime bien taquiner cet étudiant
Faut pas croire tout ce que tu lis. Tu sais, on a souvent annoncé la mort de l’art à cause du progrès. Par exemple, on avait prédit que l’invention de la photographie tuerait la peinture. Est-ce arrivé selon toi?
BB
Non… Mais c’est pas pareil. Les gens lisent moins qu’avant, surtout notre génération et après nous. Pis imprimer des livres demande beaucoup de papier et il faut qu’on soit plus écologique…
MOI
C'est sûr, après vous le déluge, mais penses-tu que l’impression des œuvres littéraires est vraiment le problème de la planète?
Quelques étudiants se mettent à parler des pétrolières, des entreprises poluantes, etc. Je les laisse un peu aller...
MOI
Pour revenir à ta question, tu as quand même raison de dire que la donne a changé pour les littéraires, mais, malgré tout le temps qu’on passe à vous casser les oreilles avec le fond et la forme dans vos cours de français, tu confonds encore le contenu et le contenant.
BB, perplexe
Hmmm…?
MOI
Le livre imprimé, tel qu’on le connaît, est peut-être appelé à changer de forme, voire à disparaître, mais est-ce que cela veut dire que les auteurs, les écrivains, arrêteront d’écrire pour autant? Qu’ils n’auront plus rien à dire?
BELETTE BLASÉE, fidèle à elle-même
Ben non, c’t’affaire, le papier, c’est un support. Les auteurs vont continuer à écrire, mais pas nécessairement des livres comme on connaît. Ils vont publier autrement leurs textes, peut-être directement sur Internet ou peut-être dans des formats qui ne sont pas encore inventés.
On verra bien!
MOI
Bingo! Deux morceaux de robots pour toi, Belette.
Ça répond à ta question, Bouclé?
BB
J’avais pas vu ça de même…
P.S. mes étudiants sont formels, si vous comprenez à quelle émission jeunesse je fais référence dans ma réponse à Belette blasée, vous êtes vieux!
27 avril 2008
Confort
On dit qu’il faut changer le mal de place.
Quand je suis trop tannée de la chaise droite, je m’en vais corriger sur le divan moelleux. Sisi, c’est rare que je le fais, mais ça se peut. Ça demande une certaine organisation, mais ça se peut. Je m’assois adossée au bras du divan et je m’étends les jambes. Je dépose ma copie sur une bande dessinée dont la couverture est rigide —Bilal, en ce moment—, qui est posée à son tour sur un coussin, qui lui-même repose sur mes cuisses. Je lis ma copie ainsi et j’utilise la petite table d’appoint dont je me sers pour manger devant la télé pour écrire mes commentaires, souligner et coder les erreurs de langue et recueillir les copies corrigées. J’utilise aussi une petite marche en caoutchouc —vous savez, le genre qui permet d’aller dans le haut des garde-robes ou des armoires— pour garder dictionnaire, agrafeuse et crayons à portée de main. Donc, depuis deux jours, je corrige sur le divan et j’y prends goût, mais le plus étrange dans tout ça, c’est que je me sens vaguement coupable d’être trop confortable…
Allez comprendre!
Toutes les raisons sont bonnes pour ne pas corriger
Bon, je vais arrêter de me mentir à moi-même et de dire que je n’aime pas répondre aux tags. Si je finis toujours par y répondre, ce doit bien être parce que je ne déteste pas ça tant que ça! Pffff!
Les règlements sont:
1. Mettre les règlements au début
2. Tous les tagués doivent répondre aux questions
3. Les tagués doivent être avertis sur leur blogue
4. Laissez savoir à la personne qui vous a tagué que vous avez rempli la tag
1. Ce que je faisais il y a 10 ans:
Je n’enseignais pas encore. J’étais rédactrice pigiste et je travaillais surtout pour un câblodistributeur bien connu. Je faisais entre autres de la recherche et de la rédaction de questions pour des jeux interactifs. J’étais sur le point de tomber amoureuse.
2. 5 choses que je dois faire aujourd’hui (sans ordre particulier):
* Faire le lavage et la cuisine en prévision de la semaine qui vient…
* Corriger
* Corriger
* Corriger
* Corriger
Ma vie est palpitante en fin de session…
3. Les grignotines que j’aime:
* Chips Miss Vickies
* Noix et graines de toutes sortes
* Olives (surtout dans un martini)
* Chocolat de qualité (tout prof vous dira qu’un petit carré remonte le moral en période de correction)
* Bonbons surettes, dans les mêmes circonstances que le choco
* Légumes (surtout chou-fleur et carottes) et trempette, quand je ne suis pas trop paresseuse pour arranger les légumes.
4. Les choses que je ferais si je devenais millionnaire:
* Prendre une année sans solde de mon travail, peut-être y revenir à temps partiel, mais pas le lâcher. J'aime trop ce que je fais.
* Faire un voyage dans les pays scandinaves en passant par la Suisse avant pour voir un ami qui me manque.
* Effectuer tous les travaux nécessaires et toutes les améliorations dont nous rêvons mes copropriétaires et moi sur le triplex que j’habite.
* M'offrir un chalet au bord de l’eau, modeste mais confortable et assez grand pour accueillir les gens que j’aime quand je veux.
* Gâter ma sœur et sa petite famille.
* Faire quelques placements pour mes vieux jours.
5. Trois mauvaises habitudes:
* Attendre à la dernière minute pour faire les trucs qui m’emmerdent…
* Enlever mes chaussures ou mes chaussettes un peu partout dans l’appartement.
* Accumuler la vaisselle sur le comptoir et dans le lavabo au lieu de la mettre tout de suite dans le lave-vaisselle.
6. Cinq endroits où j’ai habité:
* Alma
* Chicoutimi
* Jonquière
* Montréal
* Le cœur de quelques hommes
7. Cinq emplois que j’ai eus:
* Monitrice de terrain de jeux
* Préposée aux bénéficiaires
* Assistante de recherches à l’université
* Recherchiste et rédactrice
* Enseignante de français et de littérature
8. Des personnes sur qui je veux en savoir plus:
* Toi, toi, toi et toi... mais pas toi!
(dixit RBO, si je ne m’abuse) ;-)
25 avril 2008
Tous au bain!
Traces.
C’est le joli titre de l’exposition qui se tient au bain Mathieu à partir de 17h aujourd’hui et jusqu’à dimanche. Vous pourrez y découvrir, et même vous offrir —pourquoi pas?—, les œuvres d’une vingtaine d’artistes en arts visuels du Collectif bain Mathieu. Le tout se termine dimanche par un encan, animé par l’inclassable François Gourd, dont les profits seront remis à l’organisme d’éducation populaire Coup de pouce Centre-Sud. Je n’ai pas l’habitude de faire de plogue sur ce blogue (quelle belle rime! je dois être influencée par le spectacle de Clémence Desrochers que j'ai vu hier!), mais c’est vraiment sympa comme événement et, oui, avant que vous posiez la question, je connais l’un des artistes qui y présentent leurs oeuvres.
24 avril 2008
Un avant-goût d'été
La programmation en salle des Francofolies de Montréal est sortie.
Je la trouve somme toute intéressante, mais il n’y a pas de surprise qui me donnerait envie de mettre des X sur le calendrier et de compter les dodos. Pour moi, les Francos doivent, entre autres, permettre de voir des gens que nous n’avons pas l’occasion de voir au Québec pendant l’année. Donc, j’espère toujours qu’on invitera beaucoup d’artistes français et européens. C’est souvent assez facile de faire venir les artistes émergents, mais, comme on le sait, les plus grands noms français rechignent à sortir de leurs vacances au début août pour traverser l’océan. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les organisateurs des Francofolies désiraient changer la date de l’événement. En passant, je ne comprends toujours pas qu’il y ait de la compétition au lieu de collaboration entre les Francofolies de Montréal et le Festival d’été de Québec, que l’un et l’autre demande souvent l’exclusivité aux artistes alors que ceux-ci pourraient facilement s’arrêter dans les deux villes. La portion du public qui court les deux événements n’est pas si grande que ça! Bref, je m’égare, mais je trouve cet esprit de clocher tellement nono.
Donc, ni Murat, ni Bashung (qui, apprenait-on cette semaine, combat un cancer), ni Brigitte Fontaine, ni Miossec aux Francos cette année, mais c’est sûr que je vais trouver mon bonheur quand même dans la programmation. Il serait bien mal venu l’amateur de chansons francophones qui s’ennuierait pendant ces dix jours. De la manière dont ça se dessine, mon fidèle compagnon de spectacle et moi devrions aller voir Véronique Sanson, Catherine Ringer (ce qui veut malheureusement dire qu'on doive faire une croix sur Navet confit, qui se produit en même temps), Cali, Sylvie Paquette, Stephan Eicher, Pierre Lapointe (les billets sont achetés depuis longtemps, et zut! on est tombé sur le soir où on aurait pu voir Richard Séguin à la même heure) et Thomas Dutronc (fils des deux autres).
Bien sûr, on attend aussi de voir ce que nous réserve la programmation extérieure, qui sera dévoilée un peu plus tard...
21 avril 2008
Blogu’Or 2008
Madame la fêlée, qui est à l’affût de toutes les occasions de porter les belles robes dessinées par son non moins élégant fiancé, a eu l’excellente idée, avec l’aide de ce dernier, de créer le gala Blogu’Or 2008 qui aura lieu le samedi 24 mai prochain. Cet événement 3D unique au monde (à ma connaissance) soulignera le travail des meilleurs acteurs de la blogosphère dans 18 catégories. Je sens que la nouvelle titille déjà votre curiosité. Si vous voulez connaître les règlements de mise en candidature pour les prix et tout savoir de ce que ce gala nous réserve (paraît que même Patrick Dion y fera une apparition, mais la rumeur ne dit pas encore par qui il sera habillé), c’est simple, allez rendre une petite visite à la maîtresse de cérémonie.
19 avril 2008
En couleurs!
Depuis quelque temps, l’apparence de ce carnet me tapait sur les nerfs comme un décor qu’on a trop vu. J’ai eu envie de rafraîchir un peu les couleurs, de changer de modèle de page, d’insuffler un peu de vivacité à l’emballage visuel de cet espace. Comme je ne suis pas geek, j’ai commencé par regarder les modèles proposés par Blogger, mais aucun ne me plaisait plus qu’il ne le faut. Je m’étais laissé dire que l’on pouvait trouver d’autres modèles sur la toile et que c’était relativement facile de faire le changement, je me suis donc mise à fouiner pour en trouver. Effectivement, de nombreux sites en proposent. On trouve de tout, du plus kitsch (pouvez-vous bien me dire qui a envie d’un blogue décoré d’une pitoune étendue sur un capot de voiture?) au plus classique en passant par l’ultra graphique ou l’ornementé à l'extrême. Pour ma part, je cherchais quelque chose d’assez simple, un modèle à trois colonnes (j’y tenais), que je pourrais facilement mettre à mon goût en personnalisant les couleurs. J’ai trouvé mon bonheur ici. Ensuite, ce fut vraiment un jeu d’enfants que de copier le code du nouveau modèle et d’aller remplacer celui du modèle de Blogger. Mais si jamais vous tentez l’aventure, n’oubliez pas de garder une copie du code original que vous pourrez réinstaller au besoin si le résultat n’est pas celui auquel vous vous attendiez.
Voilà. J’espère que la nouvelle parure à la fois sobre et colorée vous plait aussi.
Dommage que ce ne soit pas aussi simple pour la corvée de peinture que je devrai me taper chez moi cet été!
17 avril 2008
Respiration
*
Très tôt, la chatte a demandé pour sortir ce matin. C’est la première fois depuis le début du printemps. Quand elle commence à demander la porte, c’est un signe certain que l’hiver est vraiment terminé. Oh, elle ne va pas loin —c’est une vieille picouille de 17 ans, elle ne quitte pas le balcon, elle veut toujours avoir la possibilité de renter à toute vitesse si l’imprévisible se produit—, mais il faut voir son air béat en ce moment. Tiens, elle a exactement la même expression que les gens qu’on croisait sur la rue, hier.
*
Cette semaine, je ne donnais pas de cours magistral. Je rencontrais tous mes étudiants, équipe par équipe (au total, 39 équipes de deux ou trois personnes), en prévision de l’exposé oral qu’ils présenteront bientôt. J’aime beaucoup ces moments de supervision où je les vois dans un cadre différent de la classe. On discute des modalités de leur présentation, je m’assure qu’ils fouillent suffisamment leur sujet, qu’ils ne passent pas à côté de certains aspects importants de leur problématique de travail, je les pousse pour qu’ils fassent et refassent leurs recherches (combien de fois ai-je dû rappeler qu’Internet est une source parmi d’autres, pas la seule qu’ils peuvent consulter, vous pensez?!). Je prends 20 minutes par équipe, un gros luxe et le maximum que je peux humainement leur offrir si je veux arriver à tous les voir. C’est peu, vous direz-vous, mais c’est fou ce que ces 20 minutes m’apprennent d’eux, de l’état de leurs connaissances, de leurs capacités et de leur personnalité.
*
12 avril 2008
La musique du printemps
Pourquoi tu me visais?
Je suis dans ma bulle Bashung depuis que le disque Bleu pétrole est sorti. Je l’écoute au moins une fois par jour (plutôt deux ou trois, pourraient objecter mes voisins; heureusement que j’utilise parfois les écouteurs pour leur en cacher quelques-unes). Je n’ai pas beaucoup d’objectivité en ce qui concerne Bashung. Je l’aime de cette sorte d’amour qui ne finit pas, qui a commencé avec l’album Osez Joséphine (1990), comme pour bien des gens, et qui n’a fait que s’approfondir depuis. Le petit dernier me plaît beaucoup. Plus pop (n’en déplaise aux snobinards), plus folk, et, quelque part, plus accessible que L’imprudence (2002), le superbe album précédent, celui-ci est plein de mélodies accrocheuses et belles qui ne nous sortent plus de la tête une fois qu’elles y sont entrées. Pour lui écrire plusieurs des chansons et coréaliser l’album avec Mark Plati, Bashung a choisi Gaëtan Roussel, leader de Louise Attaque. Collaborent aussi à ce disque Joseph d’Anvers, Arman Méliès et Gérard Manset. Ce dernier signe d’ailleurs le chef d’œuvre de l’album et ma chanson préférée, «Comme un Lego», qui fait 9 minutes et 4 secondes, et dont pas une note ni un mot n’est de trop. Pur morceau de génie, qu’il faut absolument que vous écoutiez.
Si la jouissance poétique est peut-être moins fulgurante sur ce disque que sur les deux précédents pour la littéraire que je suis, les chansons restent de qualité supérieure et plusieurs perles se glissent dans le lot, dont «Je t’ai manqué», «Tant de nuits» et «Sur un trapèze». Bashung était déjà allé tellement loin du coté expérimental sur Fantaisie militaire (1998) et (surtout) L’imprudence, qu’il pouvait difficilement continuer dans cette voie sans sombrer dans l’hermétisme. Le risque aurait été trop grand de ne plus rejoindre son public. Évidemment, il ne fait toujours pas dans la chansonnette, loin s’en faut, heureusement pour nous, et si les textes sont moins abstraits, ils conservent quelques accents surréalistes et une partie de leur noirceur si séduisante. C’est toujours ce Bashung intense, qui ne connaît pas la facilité, avec cette voix tellement bouleversante et incomparable. Des disques comme ça, j’en prends n'importe quand.
P.S.Jeudi, j’ai tout de même mis les pieds hors de ma bulle Bashung et, pour me remettre de ma gastro (que j’ai envoyé crécher ailleurs), je suis allée me ramasser toute une brassée de nouveaux albums que j'avais sur ma liste: Le volume du vent de Karkwa, Tristan de Jean-Louis Murat, Taxidermie de Philippe B, Raccourci de Dany Placard, Jeunesse se passe de Benoît Dorémus et À côté d'la track de David Marin, sans oublier À Léo, l’hommage à Léo Ferré fait par une bande d’Italiens et le disque double du dernier concert de Jean-Pierre Ferland intitulé Ce soir-là.
Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais une flopée de bons disques, ça aide à en passer un beau. Je vous en souhaite autant!
*
7 avril 2008
Portrait de la profession enseignante au collégial
*
J’en parle avec quelques jours de retard, et je sais que le sujet n’intéressera peut-être pas grand monde, mais je tiens à signaler la parution d’une première mouture du rapport sur la profession enseignante au collégial:
«[…]la FAC, la FEC-CSQ et la FNEEQ-CSN, rendent public aujourd’hui [le 1er avril] le résultat d’un travail important entrepris, à la suite des dernières négociations, avec les représentants patronaux du ministère de l’Éducation et de la Fédération des cégeps, concernant la profession enseignante au collégial.
Malgré la conclusion abrupte de la dernière négociation et malgré l’immense différend qu’elle laissait entier quant à l’évolution de la tâche enseignante, les représentants syndicaux et patronaux ont poursuivi un travail en comité paritaire depuis plus d’un an, tentant de décrire de manière exhaustive ce qu’est devenu aujourd’hui l’enseignement collégial. Les travaux, menés conjointement par les trois fédérations syndicales et le Comité patronal de négociation des collèges (CPNC), incluaient une phase de validation importante menée à la fin de l’automne dernier auprès des collèges, des enseignantes et des enseignants. […]
La dernière entreprise d’une description exhaustive de la réalité enseignante dans les cégeps datait de 1988, soit bien avant la réforme du collégial. La lecture du document publié aujourd’hui atteste d’ailleurs de manière frappante que la tâche des enseignantes et des enseignants de cégep s’est considérablement complexifiée depuis et qu’elle s’est alourdie en conséquence. L’enjeu soulevé par ce chantier est de taille et il suscite beaucoup d’attentes chez les enseignantes et les enseignants du collégial. À l’heure d’un important renouvellement du personnel enseignant, on signale dans de nombreuses disciplines des problèmes importants de recrutement ou de rétention, la tâche étant lourde et mal rémunérée. La différence salariale avec les professeurs du collégial, en Ontario, est de l’ordre de 30 %. Le 7 février dernier, lors d’une rencontre exceptionnelle, les 59 syndicats des trois fédérations syndicales d’enseignantes et d’enseignants du collégial, avaient déjà apprécié l’avancement des travaux et ont unanimement conclu que ce travail ne pouvait demeurer lettre morte. Ils ont adopté à cette occasion un plaidoyer et une recommandation réclamant une valorisation concrète de la profession enseignante au collégial; au cours des prochaines semaines, chaque syndicat s’est donné pour tâche de sensibiliser le conseil d’administration de son collège et d’obtenir son appui sur cette question. D’une seule voix, les trois présidents de fédérations ont souligné l’urgence d’agir. Les défis qui attendent le Québec en enseignement supérieur, notamment en regard de la réussite, sont énormes et la situation actuelle handicape sérieusement les efforts du réseau collégial.» (tiré du communiqué de la Fneeq)
Tout le monde a participé à la photo de famille, maintenant on a bien hâte de voir la suite…
Autre texte:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080402/CPACTUALITES/804020814/1019/CPACTUALITES
Pour lire le documents dans son entier en format pdf :
http://www.fneeq.qc.ca/fr/cegep/Textes_telecharges/ComiteParitaireProfENSMars2008_Vers_finale.pdf
*
5 avril 2008
Cendrillon grano

*
J’ai acheté une paire de chaussures. Oui, je sais, ça vous fait une belle jambe, ou plutôt un beau pied de l’apprendre. Je suis d’accord avec vous, cette nouvelle en soi ne vaut pas qu’on écrive à sa mère, ni même aux lecteurs de son blogue, mais quand même, permettez-moi de poursuivre. Lorsque je suis passée à la caisse, on m’a appris que la compagnie espagnole El Natura Lista, qui fabrique ces chaussures, m’offrait gracieusement un sac en tissu recyclé orné d’une grenouille pour transporter mes nouvelles godasses.
Chaussures.
Sac.
On comprend l’idée.
Gracias.
Je suis quand même restée un peu interloquée quand on m’a appris du même souffle que mon achat me valait aussi de recevoir en cadeau un sachet de tisane thym, sauge et lavande.
Chaussures.
Tisane.
Ah bon…
J’étais contente d’apprendre qu’on se souciait de me désaltérer chez le marchand de chaussures. À moins, me suis-je dit, qu’il s’agisse d’une décoction pour faire tremper mes pieds fatigués d’avoir trop marché dans des chaussures neuves. Toujours est-il que je suis repartie en rigolant alors que la vendeuse de la boutique n’a jamais compris pourquoi je trouvais ça drôle.
Vous est-il déjà arrivé, lecteurs bienheureux et lectrices ravies, de recevoir quelque objet promotionnel incongru lors d’un achat?
4 avril 2008
Humeur salade de fruits
*
Je ne publie pas beaucoup ces temps-ci, vous me pardonnerez.
J’ai été occupée avec le changement d’ordinateur, qui est maintenant chose faite.
Génial!
Même la radio de Radio-Canada m’est redevenue accessible en ligne. Je n’en demeure pas moins frustrée de ne jamais avoir eu de réponse à mon courriel concernant le sort fait par la société d’état aux utilisateurs de Mac qui roulent en 10.3.9.
Mine de rien, j’en serai déjà à mon dixième cours la semaine qui vient. Ça veut dire que la fin n’est plus si loin, mais, pour le moment, ça veut surtout dire que j’ai quelques piles de copies qui n’attendent que moi. Je leur jette un regard chaque matin, pleine d’espoir que quelqu’un les ait corrigées pendant la nuit, mais les âmes charitables ne sont plus ce qu’elles étaient.
Enfin, s’il faut que je dise toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, je dois vous avouer que je n’ai pas trop la pêche, en ce moment, ni la banane d’ailleurs. Je tiendrais plutôt du vieux citron trop pressé si l'on voulait absolument poursuivre dans la métaphore fruitière. Et quand je suis dans cet état d’esprit, faut juste attendre que ça passe. Déjà, marcher au soleil, jeudi, c’était presque un orgasme, alors vous voyez, il y a quand même de l’espoir pour bientôt.
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